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Résumé Semaine 2: Défis et difficultés à surmonter en ce qui concerne la création et l'administration de centres d'information ruraux, 10-14 Juin 2002Au courant de cette semaine, les participant(e)s ont surtout partagé leurs expériences concrètes concernant l'utilisation de TIC dans les zones rurales. Les défis et les difficultés résultants ont aussi été discutés. Un grand nombre de participants et de participantes ont parlé de leurs expériences concernant l'utilisation de TIC en Afrique, en Amérique du Sud et en Inde. Plusieurs ont cité l'utilisation de la radio comme un outil de communication pour les femmes; en effet, il semble que la radio fonctionne bien comme catalyseur pour effectuer des changements et pour permettre l'autonomisation des femmes, un outil qui pourrait aussi mener à d'autres initiatives combinant des moyens de communication anciens et modernes. Les initiatives présentées cette semaine sont les suivantes:
Tous les participants et toutes les participantes ont mentionné les défis familiers suivants:
On constate une même manière de relever ces défis parmi les
participant(e)s. Les conditions suivantes ont été établies comme
essentielles par les participant(e)s pour la réalisation de leurs projets.
1) Il faut fournir les outils les plus nécessaires pour la "dissémination et la communication de l'information"Les contributions de cette semaine ont démontré que les propres outils de communication doivent être fournis et qu'ils doivent correspondre au contexte social et économique (la semaine dernière, les participant(e)s sont arrivés au même consensus). Comme l'a exprimé un de nos participant(e)s: "Nous parlons ici du 'bon' moyen d'accès à la 'bonne' information pour les femmes rurales. Cela peut être un cyberbavardage thématique, un groupe de discussion au foyer socio-éducatif (pendant le temps libre des femmes), ou bien encore un télécentre, bien équippé et multi-média, typique. Le défi principal est de réaliser peu à peu les idées sur les 'vrais' besoins d'information et de communication des femmes." Par exemple, le membre d'une organisation a mentionné qu'ils avaient
d'abord commencé à montrer des vidéos aux femmes pendant le soir, parce que
le projecteur ne marchait que dans le noir; mais ils ont du constater que
les femmes ne pouvaient pas venir le soir. Une évaluation montra que le
télécentre n'apportait rien, et les organisateurs du projet ont fini par
adopter d'autres moyens basés sur ce qui était important aux femmes,
c'est-à-dire le téléphone et l'Internet. Ceci a eu pour conséquence que
leur organisation est entrée en contact avec un autre groupe de femmes à
l'étranger, qui ont promi de leur trouver de nouveaux marchés pour leur
travaux d'artisanat.
2) Il faut commencer tout au débutUne autre condition mentionnée plusieurs fois cette semaine, et qui avait aussi été discutée la semaine dernière, est que les initiatives de développement doivent répondre aux besoins des femmes ou des communautés locales et ne pas introduire un service qui, bien qu'offert avec les meilleures intentions, n'a pas de succès parce que les communautés ne s'y intéressent et ne le soutiennent pas. On peut citer comme exemple un programme de Women Farmers Association of
Nigeria (WOFAN) qui supportaient des clubs d'écoute de radio pour les
femmes rurales où les auditrices apprenaient à enregistrer leurs opinions
sur les défis de développement qui existaient dans leurs communautés, et de
les diffuser sur Radio Kano. Il semble que ce programme ait aidé les femmes de
prendre conscience de leur pouvoir et d'examiner d'autres formes de
communication au delà de la radio. En plus, les clubs d'écoute leur ont
donné la chance de prendre part à des activités qui leur ont rapporté de
l'argent, leur permettant ainsi une liberté économique plus importante et
leur donnant aussi un sentiment de pouvoir politique.
3) Il faut prendre en considération les contraintes sexospécifiques auxquelles les femmes doivent faire face et créer des occasions pour engendrer des changements positifsCertains participant(e)s ont indiqué que les attitudes culturelles sexospécifiques représentent un obstacle majeur à la participation des femmes. Des exemples furent donnés comment des hommes ont empêché leurs femmes de participer à des initiatives locales. Mais d'autres exemples ont démontré comment ces actions peuvent être contrebalancées en engageant les hommes comme partenaires pour gagner leur support, en apprenant aux jeunes filles et femmes à partager leur savoir et leurs expériences avec les femmes de leur famille, et en demandant aux leaders locaux, hommes et femmes, de participer en tant qu'agents de change. Néanmoins, il existe encore des doutes et il peut même y avoir des conséquences négatives si une technologie est introduite dans un environnement où le pouvoir des femmes et leurs chances sont limités. Selon certain(e)s participant(e)s, les télécentres peuvent être perçus comme étant le domaine particulier de gens 'éduqués' ou d'une 'élite', et/ou aussi un outil pour ceux qui ont du pouvoir, et ceci, par conséquence, ne fait que d'aliéner les femmes encore plus. En tenant compte de cela, une autre participante a suggéré qu'il est nécessaire de faire des recherches sur le contexte local avant qu'un projet soit réalisé. Il est aussi important de prendre des décisions qui respectent les besoins
des femmes et leur situation; par exemple, choisir un moment dans la
journée quand elles sont libres ou quand il leur est plus facile de quitter
leur travail ou leur maison. Il est aussi évident qu'il faut traduire le
contenu dans la langue locale.
4) Il faut assurer la "responsabilité" des participantes et la "durabilité" des projetsLa question de la "durabilité" a été posée plusieurs fois cette semaine, et quelques exemples ont été donnés comment elle peut être réalisée. Mais bien que certaines méthodes sont efficaces, il ne faut pas oublier que la promotion de la durabilité est un processus suivi et qu'il faut traiter certains points, comme les ressources locales (gouvernementales et communautaires), les dépenses à court et à long terme, l'assistance technique, etc., avec beaucoup d'attention. Ci-après se trouvent les suggestions tirées des contributions de cette semaine:
En plus, les discussions cette semaine avaient aussi pour sujet le rôle des gouvernements. Il semble qu'à présent, la plupart des gouvernements n'apportent aucun soutien ou ont même fait obstacle à des projets. Les participant(e)s demandent que les gouvernements s'engagent plus dans la définition et la réalisation de mécanismes pour la communication rurale et aussi dans la facilitation de l'accès aux ressources et aux opportunités. Une participante d'Ouganda mentionna que récemment, son gouvernement avait renoncé aux taxes sur les ordinateurs importés pour tenter de promouvoir une application de TIC plus répandue. Des décisions similaires pourraient être prises ailleurs, mais le progrès doit aussi se faire sur une échelle plus grande. Un participant a suggéré qu' "il faut se concentrer plus sur les processus règlementaires pour résoudre le problème du manque de support pour les TIC." Tous les exemples donnés cette semaine prouvent ce qui peut être accompli; mais il est aussi évident que beaucoup de défis sont encore à relever et, pour faciliter l'information et la communication aux femmes rurales, il faut examiner en profondeur les contraintes et les opportunités qui existent. Les avantages sont variés: les femmes gagnent plus de pouvoir politique; la participation et le prise de décisions collectives se développent au niveau local ; l'alphabétisation et l'éducation s'améliorent; les communautés rurales sont moins isolées et gagnent une voix et une position plus importantes; et, finalement, des relations importantes peuvent se développer entre les communautés au niveau national et international. Mais la question se pose toujours si les structures qui ont été réalisées sont utiles ou si elles nuisent aux femmes. Les opinions sont partagées, mais l'expérience démontre qu'on peut accomplir beaucoup avec une attitude consciencieuse et un esprit créateur. Vers la fin de la discussion, une participante a suggéré que, pour découvrir et mesurer ce qui est vraiment faisable, des projets pilotes devraient être mis en place auxquels les femmes puissent prendre une part active. Elle dit (sic): "Je pense qu'il sera mieux de faire l'expérimentation avec quelques centres tests tenus par des femmes lettrées ou alphabétisées et formées en la matière qui pourront aider les autres femmes à mieux apprendre, comprendre et à mieux gérer. Ces centres peuvent servir pour les cours d'alphabétisation fonctionnelle et les cours de mise à niveau surtout pour les filles ex-scolaires". Elle mentionne aussi comment des projets peuvent aider les femmes d'âges différents et provenant de classes sociales différentes à travailler ensemble pour aider à la formation et à l'alphabétisation. Ci-après d'autres questions auxquelles les participant(e)s espèrent trouver les réponses durant la conférence:
En conclusion, ce que nous avons appris des contributions de cette semaine, selon une participante, c'est "de conférer à l'utilisation de nouvelles technologies d'information et de communication les mêmes principes, les mêmes critères et les mêmes leçons que nous avons appliqués dans le passé à l'utilisation d'autres technologies et d'autres méthodes participatives: en concevant les messages, en sélectionnant les bonnes voies d'utilisation et en choisissant le meilleur moment et les meilleures locations pour fournir ces services, les activités de communication doivent refléter les besoins spécifiques des femmes et aborder le problème de leurs contraintes sociales, économiques et culturelles". (Résumé préparé par Anne-Marie Livingstone. Traduction: Judith Bucher.)
Last update: June-27, 2002 |
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